Spiritualité

Spiritualité Chretienne

Marie a accepté de se mettre totalement au service du Père pour " porter " Jésus, Sauveur du monde. Joseph et Marie étant l'exemple parfait du don de soi, du service, de la charité, de l'humilité, du silence, nous marchons dans leurs pas.
A l'annonciation (Luc 1, 28-31), Marie notre Mère dit oui, sans condition, à la « conception d'Amour ». Cet acte unique d'Amour parfait va conduire sa vie et nous montrer le chemin de la sanctification dans nos croyances, dans nos mœurs et coutumes, dans notre vie. 
Au buisson ardent (Ex 3, 6), Dieu s'est révélé à son serviteur Moïse, par l'apparition de l'ange de YAHVE (Ex 3, 2), par la parole (Ex 3, 4-6). Mais, il l'a ajouté « n'approche pas d'ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte (Ex3, 5). » Cette révélation à son serviteur Moïse s'est concrétisée dans le sein de Marie, notre Mère.
L'Ange Gabriel lui annonce ceci: « tu vas devenir enceinte et tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus, il sera grand et on l'appellera le Fils du Dieu Très Haut (Luc 1, 31-32). Marie qui a conçu du Saint Esprit, a eu dans « ses entrailles », la présence physique du Seigneur JESUS-CHRIST. Par le Seigneur Esprit Saint, elle a anticipé dans son corps la Grâce que le Seigneur Jésus dans son infinie charité, accorde à tout Chrétien Catholique, par le sacrément du Baptême, et le sacrement de l'Eucharistie.
Le jour de la Sainte Cène, « pendant le repas, Jésus prit du pain et après avoir remercié Dieu, Il le rompit et le donna à ses disciples; Il leur dit: « Prenez et mangez ceci est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, Il la leur donna en disant: « Buvez en tous, car ceci est mon sang, le sang qui garantit l'alliance de Dieu et qui est versé pour beaucoup, pour le pardon des péchés. »
Joseph, choisit par YAHVE, pour être le Père putatif de Jésus, a eu dans son corps, dans son âme, dans son esprit un contact spirituel, mystique avec Jésus-Christ.
Vint le jour des azymes, où devait être immolée la pâque, et il envoya Pierre et Jean en disant: « Allez nous préparer la pâque, que nous mangions. »
Ils lui dirent: « où veux tu que nous te préparions de quoi manger la pâque ? »
Il leur dit: « Voici qu'en entrant dans la ville, Vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez le dans la maison où il pénétrera et vous direz au propriétaire de la maison: le maitre te fait dire: « où est la salle où je pourrai manger la pâque avec mes disciples ? » Et celui-ci vous montrera, à l'étage, une grande pièce garnie de coussins: faites-y les préparatifs. S'en étant donc allés, ils trouvèrent comme il leur avait dit et ils préparèrent la pâque ! (Mathieu 26, 17-19).
Nous pouvons comprendre que l'Institution de la Sainte Cène a eu lieu dans une communauté familiale, dans l'Eglise domestique. Et pourtant, le corps mystique a existé et existe depuis toute éternité. « Jésus leur dit: « en vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham existât, Je Suis » (Jn 8, 59)
Le jeudi Saint, officiellement, il s'est donné aux hommes sous la forme mystique et physique, que nous conservons exclusivement dans l'Eglise paroissiale, et là où l'Ordinaire du lieu (l'Evêque), l’autorise. Le corps mystique de notre Seigneur Jésus Christ est présent dans nos maisons, si nous l'y invitons. Dans ce sens l'intronisation du Sacré Cœur de Jésus dans la communauté familiale, nous rappelle l'institution de la Sainte Cène, ou Jésus a invité tous ses disciples à partager le repas avec Lui. Il invite donc toutes les communautés familiales à se « réunir » quotidiennement autour de Lui, pour la prière familiale, SOURCE INEPUISABLE de GRACES.
Tout ce que nous disons et posons comme actes, faisons le, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, nous conseille notre sœur bien aimée, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, appliquant les lettres de Saint Paul, et cette maxime de Saint Augustin: « Aimes, et fais ce que tu veux ».
Au sujet d'un couple, où l’un des conjoints est croyant, l'apôtre Paul nous dit ceci: « En effet, le mari non croyant est proche de Dieu à cause de son union avec sa femme; de même la femme non croyante est proche de Dieu à cause de son union avec son mari chrétien. Autrement, leurs enfants seraient comme des enfants païens, alors qu'en réalité, ils sont proches de Dieu. » (1 Cor 7, 12-16).
Joseph, et Marie, premiers hommes à avoir vu, et cru en Jésus Christ: Marie le portait dans ses entrailles, et Joseph assumait avec foi, son rôle putatif. Nous pouvons penser que ce Saint Couple synthétisait le corps et le sang, spirituel, mystique et physique de notre Seigneur Jésus–Christ, qui devient Jésus Eucharistie, le Jeudi Saint, jour de la Sainte Cène.
Par l'action du Seigneur Esprit Saint, Marie ayant pris une part active à la venue de notre Seigneur Jésus Christ dans notre monde, Joseph ayant apporté sa part spirituelle, mystique et putative, nous pouvons comprendre que le Sacré Cœur de Jésus, par l’action du Saint Esprit est consubstantiel à Jésus Eucharistie que nous contemplons, « recevons » par la communion, et adorons dans la Célébration Eucharistique, et visitons, et adorons au Saint Tabernacle. Ou, en « Esprit et en Vérité », là où Il nous donne la grâce de sa présence mystique (Jean 4, 23).
Avec Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, comme accompagnatrice, nous sommes sûrs de ne pas nous éloigner de cette dévotion.
Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la Mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: « Ils n'ont plus de vin ». Jésus lui dit: « Que me veux tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée ». Sa Mère dit aux servants: « Tout ce qu'il vous dira, faites le ». (Jean 2, 1-4).
Marie est la Mère de Jésus, elle a été conçue sans le péché originel. Pourtant, elle demande le secours de Jésus, en qui elle reconnait, son Seigneur et son Dieu. Elle nous demande, à son exemple, comme elle l'a fait pour ces mariés, pour cette communauté familiale, de nous tourner vers Lui, pour recevoir cette effusion de son Amour et de Sa Miséricorde, par Son Sacré Cœur. Par le sacrément du baptême, nous entrons dans la grande famille chrétienne, mais comme Marie, nous voulons nous faire humbles et nous reconnaissons le Sacré Cœur de Jésus comme le Chef et le Roi de notre communauté familiale. C'est ce secours que nous demandons dans cette démarche d'humilité, de foi, et d'espérance, par l'intronisation de son Sacré Cœur dans notre communauté familiale.
Dans le livre de l'Exode (ch. 12, 21-28), Moïse nous explique le « rite de la miséricorde » accordé aux hébreux par YAHVE: « Allez vous procurer du petit bétail pour vos familles et immoler la pâque. Puis vous prendrez un bouquet d'Hysope, vous le tremperez dans le sang qui est dans le bassin quant à vous, que personne ne franchisse la porte de sa maison jusqu'au matin. Lorsque YAHVE traversera l'Egypte pour la frapper, il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants, Il passera au-delà de cette porte et ne laissera pas l'exterminateur pénétrer dans vos maisons pour frapper. Vous observerez cette disposition comme un décret pour toi et fils, à perpétuité.
Quand vous serez entrés dans la terre que YAHVE vous donnera comme il l'a dit, vous observerez ce rite. Vous leur direz: c'est le sacrifice de la pâque pour YAHVE qui a passé au-delà des maisons des israélites en Egypte, lorsqu'il frappait, mais épargnait nos maisons.
Le peuple alors s'agenouilla et se prosterna; Les Israélites s'en allèrent et firent ce que YAHVE avait ordonné à Moïse et à Aaron. »
Comme les Israélites qui ont appliqué ce rite de Miséricorde indiqué par Yahvé, nous avons aussi cette protection par le sacrément du baptême, confirmé par « l'effusion » de son Sacré Cœur sur notre communauté familiale, pendant la cérémonie d'intronisation et au cours de la Prière Familiale quotidienne.
C'est sous le regard maternel de Marie, sous le regard paternel et protecteur de Joseph l'Ombre du Père, que nous souhaitons marcher dans le chemin de sanctification, tracé par notre Seigneur Jésus Christ, à l'exclusion de toute autre voie. Notre dévotion au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, nous conduit à faire notre part, pour que le règne de Dieu vienne et s'établisse dans toutes les communautés familiales.
« C'est par la famille que se construit la société. C'est aussi par la famille que s'écroule la société. »
En le disant, j'énonce une vérité de la Palice. Mais tout le monde sait que l'ambiance actuelle est délétère vis-à-vis des familles. Mais nous le savons, nous ne pourrons jamais avoir une Eglise solide sans des familles solidement enracinées en Jésus Christ. Que le chrétien, homme et femme se mobilisent pour sauver l'institution famille. Le Saint Père a appelé justement la famille « l'Eglise domestique ». Comment voulez-vous avoir des cadres équilibrés s'ils vivent dans une ambiance familiale négative ou encombrée qui ne porte pas au bien ? Les chrétiens que vous êtes, devez vous investir dans la sauvegarde de la famille. Que vos familles rayonnent. Si vos familles ne rayonnent pas, si elles s'enlisent dans la guerre froide ou les bagarres, elles constituent un contre témoignage qui porte préjudice à vous-mêmes et à l’Eglise. Que les chrétiens s'engagent à se rencontrer dans des récollections au moins une fois dans l'année pour s'encourager et se prendre mutuellement en charge.
Le Saint Père recommande avec force les associations chrétiennes regroupant les familles. C'est une des lignes de force de tout projet apostolique digne de ce nom (Bernard Cardinal AGRE: Entrons debout; P121-122)
CULTE ET DEVOTION AU SACRE CŒUR DE JESUS. (Lettre enc. Haurietis aquas in gaudio de Sa S. PIE XII).
Les cultes et dévotion au Sacré Cœur ont été tout d'abord agréés par le Pape Clément XIII, le 06 février 1765.
Ensuite par le Pape Pie IX, qui a ordonné que la fête du Cœur Très Sacré de Jésus soit étendue à l'Eglise entière, et fut célébré par elle, comme il convient.
Enfin, dans la lettre encyclique " HAURIETIS AQUAS IN GAUDIO " du 15 mai 1956, le Pape Pie XII écrit ceci (Alinéa 76):

« En gage de ses bienfaits, à chacun de vous, vénérables frères, au clergé et aux fidèles qui vous sont confiés, particulièrement à ceux qui se consacrent à promouvoir et à croître le culte du Cœur Très Sacré de Jésus, nous accordons avec toute l'effusion de notre cœur la bénédiction apostolique »
Le Pape Jean-Paul II résumera aussi, les pratiques de la dévotion au Sacre Cœur:
« Cette forme de culte, dit-il, consiste essentiellement à adorer dignement le Christ Jésus, et à lui offrir réparation, et elle se fonde avant tout sur le très saint mystère de l'Eucharistie ».
Une telle formule rassemble à merveilles les aspects de la dévotion au Sacré Cœur proposés par les trois Papes: Léon XIII, celui de la consécration; Pie XI celui de la réparation; Paul VI, celui de la participation au mystère de l'eucharistie.
« Les messages de Paray le monial eux aussi proposaient ces trois éléments comme constitutifs du culte authentique du Cœur de Jésus. Les documents pontificaux, en tout cas, ont confirmé que de telles révélations étaient pleinement conformes à la Sainte Doctrine de l'Eglise » (Jean LADAME et MGR. GAIDON):
« Ce serait une grave erreur que de considérer le culte du Cœur de Jésus comme une dévotion parmi d’autres, facultative comme celle qui veut honorer tel ou tel Saint. Ce serait une autre erreur que de l'envisager comme un sentimentalisme superficiel ou un ensemble de pratiques n'entrainant que hautainement à la sainteté de vie. Le Pape Pie XII déclare, au contraire, que le Cœur du Sauveur est à la fois le symbole et la somme de tout le mystère de notre rédemption. » aussi, ajoute t-il en parlant du culte qui doit lui être rendu : « il est manifeste qu'il ne s'agit pas d'une forme commune de piété, que chacun peut arbitrairement faire passé au second rang ou déprécié, mais d'une discipline qui conduit excellemment à la perfection chrétienne » (Encyclique Haurietis Aquas).
Les apparitions du Christ à Sainte Marguerite-Marie au 17è siècle, les messages de Paray-Le Monial très rapidement diffusés, ont répandu de manière extraordinaire la dévotion au Cœur de Jésus mais ils n'en sont pas la source. Ce culte s'enracine dans l'Evangile. Jésus lui-même nous parle de son « Cœur doux et humble », celui-ci désigna non pas son cœur de chair mais sa personnalité dans ce qu'elle a de plus intime de plus profond, ce que l'école française de spiritualité nommait « l'intérieur de Jésus Christ ».
Dans l'évangile encore, nous voyons, après la mort du Sauveur, un soldat, de sa lance, lui transpercé le côté. Et nous dit St Jean: « Il en sortit aussitôt du sang et de l'eau ». Et c'est en contemplant cette blessure qu'est né la dévotion au Cœur du Christ: « le fer dit St Bernard a eu accès jusqu'à son cœur, le secret de son cœur est à découvert, ce grand mystère de tendre bonté, les entrailles miséricordieuses de notre Dieu ».
Le Cœur représente chez un homme ce qu'il a de meilleur. « Le mystère intérieur de l'homme s'exprime, dans le langage biblique et même non biblique par le mot cœur » nous dit Jean Paul II (Redemptor Hominis). Le Cœur de Jésus ouvert à cause de nos fautes signifie l'immense charité qui l'a poussé à souffrir pour nous en victime sur l'autel de la croix. Et c'est bien ce que le Christ a rappelé à Paray le monial lorsqu'il a déclaré à sa Sainte confidente: « Voilà le Cœur qui a tant aimé les hommes! », Ajoutant cependant: « pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart d'entre eux que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrément d'amour ». Il s’agit de l'Eucharistie, témoignage suprême de la charité de Jésus pour nous.
Ainsi la dévotion au cœur du Sauveur se propose t-elle:
« De nous faire considérer l'amour infini de Dieu, incarné dans le Christ et nous manifestant son excessive tendresse, dont les plus hauts sommets sont le calvaire et l'Eucharistie.
De nous faire rendre amour pour amour à ce Dieu fait homme qui nous a aimés le premier.
De nous faire réparer enfin tous les refus et les manques d'amour à son égard, les nôtres et ceux de tous les hommes ».
Comment pratiquer la dévotion au Cœur de Jésus. (Mgr Gaidon et J. LAdame):

« Sainte Marguerite Marie, dans ses écrits, répète qu'il faut « honorer, aimer et glorifier » le cœur de Jésus. On honore quelqu'un non pas par des hommages extérieurs, que par la reconnaissance de ce qu'il est et de ce qu'il accomplit. Honorer le cœur du Christ, c'est donc reconnaitre sa charité à notre égard, source pour nous de toutes grâces divines. On aime quelqu'un à la fois par de la gratitude à cause de ses bienfaits et par un attachement fidèle à sa personne: aimer le Cœur du Sauveur consistera donc à lui rendre grâce pour tous les dons reçus de lui et à adhérer à l'Homme Dieu de tout notre être.
Enfin glorifier quelqu'un, c'est proclamer bien hauts ses mérites. Nous glorifierons par conséquent le Cœur du Christ en faisant connaitre ses bontés et en devenant les apôtres de son Amour.
Jésus lui-même, à Paray-le-Monial, a précisé les moyens pratiques pour honorer, aimer et glorifier son cœur. N'étant pas de purs esprits nous avons besoins en effet, de méthodes concrètes pour exprimer notre dévotion.
D'où: Le culte de l'image du SACRE CŒUR.
Etres de chair et de sang, il nous faut des représentations sensibles pour nous rappeler la tendresse du verbe incarné à notre égard. Jésus demande donc que soit honoré « le Cœur de Dieu sous la figure de son cœur de chair » et que l'image de celui-ci soit « exposé en public, afin de toucher par cet objet le cœur sensible des hommes ».
« Et il promet que partout où cette sainte image sera exposée pour y être honorée, il répandra ses grâces et ses bénédictions ».
Celui-là donc qui voudra rendre hommage au Cœur de Jésus placera chez lui, à la place d'honneur, une représentation de ce cœur divin. Celle-ci présidera à toutes les activités domestiques. C'est auprès d'elle que l'on se réunira pour la prière familiale.
On a donné le nom d'« Intronisation » à l'exposition solennelle de cette image.
La célébration de la fête du Sacré Cœur
Lors de la grande apparition de Paray (juin 1675) notre Seigneur demanda l'institution d'une fête liturgique en l'honneur de son cœur. Ainsi voulait-Il, à l'endroit de celui-ci, non seulement une dévotion privée, mais un culte public. Il en fixa lui-même la date: le vendredi qui suit dans l'octave de la fête-Dieu et l'objet: réparer les outrages qu'il reçoit au Saint Sacrément.
Alors son cœur « se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur et qui se préoccuperont qu'il lui soit rendu. »
L'âme vraiment dévouée au cœur de Jésus déploiera donc tout son zèle pour que, chaque année, dans les paroisses, soit célébrée avec éclat la fête du Sacré Cœur de même que, chaque mois, le premier vendredi qui en est en quelque sorte le rappel.
LA CONSECRATION AU SACRE CŒUR DE JESUS
C'est par excellence le geste de dévotion demander par notre Seigneur à Paray-le Monial, la meilleur façon d'exprimer notre reconnaissance à ce cœur qui nous a tant aimés. Il s'agit d'un engagement de fidélité: l'âme se donne à lui sans condition ni reprise et se décide à vivre selon ses préceptes. Ce n'est pas un geste sans lendemain mais une promesse que l'on renouvelle souvent et que l'on veut retenir fermement. Ce doit être pour nous, par conséquent, un moyen à la fois pratique et cordial d'observer l'alliance faite avec Dieu au Baptême. Et sainte Marguerite-Marie a pu écrire: « Il n'y a point de plus court chemin pour arriver à la perfection, ni de plus sûr moyen de salut que d'être consacré à ce divin Cœur. Et elle dit encore: Je ne saurais croire que les personnes consacrées à ce Sacré cœur périssent, ni qu'elles tombent sous la domination de Satan par le péché mortel; c'est-à-dire si après s'être donné tout à Lui, elles tâchent de L'honorer de L'aimer et de le glorifier de tout leur pouvoir. Aussi, le recevrons-nous dans l'Eucharistie et comme il demandait à Sainte Marguerite-Marie de le faire, nous l'offrirons à son Père et nous nous offrirons avec lui. Et ce serons les communions « réparatrices »; faites chaque premier vendredi du mois. (Mgr Gaidon et J. Ladame).
RECOMMANDATIONS A OBSERVER POUR UNE CONSECRATION AU SACRE COEUR DE JESUS ET AU CŒUR IMMACULE DE MARIE
Premièrement: L'Appel et l'Adhésion. (G. AMBROFIE)
Cet appel, c'est la volonté de Dieu qui m'invite à faire de ma vie un usage particulier, pour sa gloire et le salut des âmes. Cette volonté de Dieu est que j'offre ma vie gratuitement en sacrifice d'agréable odeur pour lui et mes frères (Rm 12,1…..). Dieu veut que je m'offre en réparation pour le péché du monde. C'est ainsi qu'il me demande de soumettre mon cœur à une conversion profonde et appelle mon âme à souffrir pour apaiser sa Sainte Colère. Dieu m'appelle à la sainteté (Ep.1, 4-5); (1P14-16) Jésus m'appelle à une joie permanente (1 Th 5,16). Mon appel est fonction de ma rencontre avec Jésus. Il n'y a pas d'appel sans rencontre (Luc 5,1) dans la prière. Cette rencontre n'est pas l'objet de ses mérites mais une totale initiative de Dieu. C'est Dieu qui dépose dans mon cœur le désir de le rencontrer, d'entendre l'appel et de me soumettre à l'exercice de réparation continue dans une adoration où mon silence intérieur me permettra de visiter son château de gloire.
Cet appel et cette rencontre insolite me permettront de me découvrir moi-même (pêcheur impénitent) et m'amèneront à fuir le péché pour supplier le Très Pur et le très Saint pour les fautes des hommes. Je dois accomplir ce chemin dans la prière et le renoncement, oui je dois tout quitter pour recevoir tout de Dieu. Je dois abandonner mon ancien homme pour renaître véritablement.
Je dois fermement adhérer à la vie intérieure que m'impose cet appel, percevoir son évidence, m'interroger sur mes doutes et établir le degré des pour et des contres, pour en établir les avantages et les inconvénients afin de favoriser l'élévation de mon âme. Quel que soit l'appel, il faut se rappeler Abraham, Moïse, les Saints et les Saintes, etc.
Leur vocation s'est inscrite dans l'Eglise. Il faut savoir chaque fois remettre sa vocation entre les mains de celui qui nous appelle des ténèbres à son admirable lumière. Ne l'oublions pas, le Seigneur nous appelle toujours à venir à sa suite ainsi nous aurons

- plus de joie

- plus de paix

- plus d'amour

- plus de vie

- plus de temps


Deuxièmement: Cheminer en chrétien et non en baptisé ignorant, destructeur de la grâce. (G.Ambrofie).
Jésus nous a tracé le chemin de la grâce. Cette grâce nous l'entretenons en nous à travers les sacréments que nous recevons gratuitement et devrons le gérer en toute conscience et liberté. Lorsque nous nous mettons en situation régulière vis-à-vis de l'Eglise et de Dieu, alors nous pouvons prétendre bénéficier de la consécration dans la dévotion institué par Lui-même.
Aujourd'hui ne fermez plus votre cœur à la grâce.
Troisièmement: L'inculturation de nos traditions et coutumes, par la consécration au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.
Dans le livre des actes des Apôtres (AC 17,22-30), voici ce que St Paul, dit aux Athéniens qui étaient enracinés dans leurs croyances et traditions:
Athéniens, je constate que vous êtes des hommes très religieux à tout point de vue. En effet tandis que je parcourais votre ville et regardaient les monuments qui servent à vos cultes, j'ai trouvé même un autel sur lequel il est écrit: « A un Dieu inconnu ». Eh bien ce que vous adorez sans connaitre je viens vous l'annoncer. Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve est Le Seigneur du ciel et de la terre, et il n'habite pas dans des temples construits par les hommes. Il n'a pas besoin non plus que les hommes lui fournissent quoi que ce soit, car c'est lui qui donne à tous les hommes la vie, le souffle et toutes choses. Il a cré& à partir d'un seul homme tous les peuples et les a établis sur toute la terre. Il a fixé pour eux les périodes des saisons et les limites des régions qu'ils devaient habiter. Il a fait cela pour qu'ils le cherchent et qu'en essayant de rentrer en contact avec Lui, ils le trouvent peut-être.
En réalité, Dieu n'est pas loin de chacun de nous car: « En lui, nous avons la vie, nous pouvons nous mouvoir et nous sommes ».
Dieu ne tient plus compte des temps où les hommes étaient ignorants, mais il appelle maintenant tous les hommes, en tous lieux à changer de comportement.
Comment cela pourrait-il en être autrement pour nous qui vivons la tête dans le Christianisme et les pieds dans nos traditions.
Notre Seigneur Jésus-Christ ne nous dit-il pas: Je suis la Lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres (Jean 8,12).
Avant notre conversion, avant d'être élevés à « son admirable Lumière », nous suivions nos traditions. Les uns adoraient un bois, une forêt ou une eau, les autres déclaraient impurs ce que Dieu a déclaré pur. Saint Paul, nous invite à sortir de nos « tombeaux » en intronisant dans nos communautés familiales ce « Dieu inconnu » qu'il faisaient découvrir aux Athéniens. Ce Dieu inconnu s'est révélé à nous le vendredi saint. Nous voyons après la mort du sauveur, un soldat, de sa lance, lui transpercer le côté. Et, nous dit Saint Jean « Il en sorti aussitôt du sang et de l'eau ». Et c'est en contemplant cette blessure du flanc qu'est née la dévotion au Cœur du Christ. Le fer, dit Saint Jean a eu accès jusqu'à son Cœur. Le secret de son Cœur est à découvert. Ce grand mystère de tant de bonté, les entrailles miséricordieuses de notre Dieu.
En intronisant le sacré Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie dans nos communautés familiales, nos croyances et traditions, la Miséricorde de notre Seigneur Jésus christ vient inculturer notre vie car il est « doux et humble de cœur »
« Voilà le Cœur qui a tant aimé les hommes ». C'est le Cœur que par son Fiat la très Sainte vierge marie nous révèle, et que Sainte Thérèse de l'enfant Jésus nous apprend à découvrir, et à aimer. « Voilà ce cœur qui a tant aimé le monde ». En intronisant le Sacré Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie dans nos communautés familiales, nous donnons à la très Sainte Trinité, un gage inestimable de notre amour, et notre volonté de nous abandonner totalement à Lui. En réponse le Seigneur Jésus Christ nous dit: « Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper près de lui et lui près de moi. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises »(Apo 3, 20). Et cet Amour que Dieu nous donne, produit inéluctablement du « bon fruit », si nous faisons notre part d'entretien et si nous le laissons nous « élaguer ».
Comme mode d'entretien, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous suggère sa « petite voie », la voie de l'enfance: « je me réjouis d'être petite, puisque les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste. » Notre Seigneur Jésus Christ, dans sa miséricorde infinie vient détruire nos idoles, « nos astartés », pour nous libérer. En échange il nous propose d'inculturer nos traditions, nos habitudes, pour nous conduire à son « admirable lumière ».
« Je Suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera jamais dans les ténèbres, mais aura la lumière de la Vie » (Jean 8,12).
Quatrièmement: le désir de l'intronisation du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie dans les communautés familiales.
Pour de nombreuses raisons, nous aimerions vraiment pouvoir éviter de parler de la blessure des frères et des sœurs qui pour une raison ou une autre ne peuvent pas s'approcher de la « communion eucharistique ».
Tout ce que nous serions mesure d'écrire, rendrait imparfaitement leurs souffrances. Mais nous avons surtout le devoir d'apporter « aux nations », le droit que le Seigneur instaure (Is 42,3-4).
En écrivant ces lignes, c'est toute notre compassion, tout notre Amour, que nous apportons à tous les frères et sœurs qui ne peuvent pas s'approcher de la communion. Dans le livre des actes des apôtres, (10,9-15) l'apôtre Paul nous raconte ceci: « le lendemain, comme ils étaient en route et approchaient de Joppé, Pierre monta sur le toit en terrasse de la maison, vers midi pour prier. Il eut faim et voulut manger. Pendant qu'on lui préparait de la nourriture, il eut une vision. Il vit le ciel ouvert et quelque chose qui en descendait: une sorte de grande nappe tenue aux quatre coins, qui s'abaissait à terre. Et dedans il y avait toutes sortes d'animaux à quatre pattes et de reptiles, et toutes sortes d'oiseaux. Une voix lui dit: « lève toi Pierre, tue et mange ». Mais Pierre répondit : « oh non Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé d'interdit, ni d'impur ». La voix de nouveau se fit entendre et lui dit : « ne considère pas comme impur ce que Dieu a déclaré pur ».
Nous pouvons nous inspirer de ce que l'Evangéliste St Mathieu nous rapporte dans Mt17,24-27, pour nous conforter dans sa grâce de compassion, dans la « main tendue », que nous souhaitons avoir vis-à-vis de nos frères et sœurs qui pour une raison ou une autre, sont éloignés de la communion eucharistique, et pour ne pas choquer tous ceux qui s'estiment dans la licité.
Quand Jésus et ses disciples arrivèrent à Capharnaüm, les percepteurs de l'impôt du temple s'approchèrent de Pierre et lui demandèrent: « votre maître ne paie–t-il pas l'impôt du temple ? » « Si, il le paie » répondit Pierre. Au moment où Pierre entrait dans la maison, Jésus prit la parole le premier et dit: « Qu'en penses-tu Simon ? Qui doit payer les impôts ou les taxes aux rois de ce monde ? Les citoyens de leur pays ou les étrangers ? » « Les étrangers », répondit Pierre. Par conséquent, lui dit Jésus, les citoyens n'ont pas à payer. Cependant, nous ne voulons pas choquer ces gens. C'est pourquoi, va au lac, lance une ligne à l'eau, tire le premier poisson que tu attraperas, et ouvre-lui la bouche: tu y trouveras une pièce d'argent qui suffira pour payer mon impôt et le tien; prend-la et paie leur notre impôt.


« Mais le moment vient et il est là où les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et en vérité; car le Père veut des adorateurs qui l'adorent de cette façon. Dieu est Esprit et ceux qui l'adorent doivent l'adorer en Esprit et en vérité » (Jn 4,23-24).
A notre sens, les frères et les sœurs qui ne peuvent pas s'approcher de la communion, peuvent concrétiser leur désir de dévotion au Sacré Cœur de Jésus, et au Cœur Immaculé de Marie, en faisant bénir par un prêtre, leurs icônes du Sacré Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie au cours d'une cérémonie de consécration, que nous avons appelés, « LE DESIR DE L'INTRONISATION ». En union de prière, l'on désirera la Miséricorde du Seigneur pour que les frères et sœurs dans ces états de vie puissent retrouver dans le temps voulu par le Seigneur, la licité des sacrements. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire », nous dit le Seigneur Jésus.
Autour de ces icônes, ils pourront à notre sens, pratiquer la dévotion au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie et en recevoir toutes les grâces qui en découlent. « Dieu est Esprit et ceux qui l'adorent doivent l'adorer en esprit et en vérité. »
La charité divine tire sa première source du Saint Esprit, qui est l'Amour personnel tant du Père que du Fils au sein de l'Auguste Trinité: « l'Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné